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Travail, capitalisme et société esclavagiste1 / 1
Edition · 2005-09-15 · Softcover

Travail, capitalisme et société esclavagiste

COCaroline Oudin-Bastide
2005
year of publication
348
pages
French (France)
language
Softcover
cover
Publisher
la_decouverte
ISBN-13
978-27-0714-553-6
EAN
9782707145536
Publication date
2005-09-15
Book
Travail, capitalisme et société esclavagiste · 1 edition
The publisher on this edition

Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises. À l'époque où l'esclavage s'impose dans les îles françaises des Antilles, le travail devient, dans les sociétés européennes, un élément constitutif de l'avènement de la modernité capitaliste dans les sociétés occidentales. Bien qu'étroitement articulé au système économique européen, le système esclavagiste apparaît s'opposer à cette mise en gloire du travail. C'est ce paradoxe que l'ouvrage de Caroline Oudin-Bastide s'efforce d'explorer. Mobilisant une documentation très diverse (ouvrages esclavagistes et abolitionnistes, correspondance administrative et textes littéraires), elle montre que les planteurs esclavagistes des Antilles françaises, installés dans la consommation ostentatoire, s'adonnant au jeu et aux plaisirs, cultivant l'oisiveté, ne formèrent pas une classe capitaliste, partageant cet " esprit du capitalisme " propre, selon Max Weber, à la bourgeoisie montante. Elle analyse par ailleurs très finement le rapport au travail des esclaves, généralement contraints à la forme la plus extrême et la plus inhumaine de travail pour autrui. En étudiant les modalités du travail servile, de sa division et de ses statuts, comme de ses pratiques quotidiennes, Caroline Oudin-Bastide offre une contribution importante à l'anthropologie du système esclavagiste, qui se caractérise avant tout par sa logique de dévalorisation du travail, d'autant plus grande qu'elle fut constamment, et nécessairement, associée à la violence, considérée comme l'unique moyen de vaincre la " paresse naturelle " de l'esclave. Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, cet ouvrage dresse un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises.