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Musiques dans l'Italie fasciste (1922-1943)1 / 1
Edition · 2019-02-13 · Softcover

Musiques dans l'Italie fasciste (1922-1943)

CGCharlotte Ginot-Slacik
2019
year of publication
372
pages
French (France)
language
Softcover
cover
Publisher
fayard
ISBN-13
978-22-1370-497-5
EAN
9782213704975
Publication date
2019-02-13
Book
Musiques dans l'Italie fasciste (1922-1943) · 1 edition
The publisher on this edition

Plus de vingt ans séparent la marche sur Rome (1922) de la chute de Mussolini (1943), au cours desquels les instances politiques et culturelles de l’Italie sont refondées. Dans le domaine musical, les conséquences du fascisme s’avèrent décisives : ambivalent à l’égard de la modernité européenne, désireux d’exalter la nation et ses mythes, le régime suscite d’abord l’intérêt de compositeurs en quête d’unité et de récit national. Aviateurs et tyrans de la Rome antique hantent alors les scènes d’opéra, tandis que musiques de film et chansons se font l’écho des conquêtes coloniales. Ni les musiques savantes ni les genres populaires ne sont étrangers au fascisme : sans imposer de canons esthétiques, le régime accompagne la réforme des conservatoires et subventionne des événements majeurs tels la Biennale de Venise ou le Mai musical florentin. Si l’attitude des musiciens est dominée par une profonde ambiguïté liée aux contraintes imposées par l’État, pour la jeune génération, néanmoins, celle de Dallapiccola et de Petrassi, l’adoption des lois antisémites constitue une rupture existentielle dont des œuvres telles que Le Prisonnier portent trace. Entre analyse de trajectoires individuelles, mise en perspective de genres musicaux, focus sur des œuvres emblématiques, le présent ouvrage évoque une nation fascinée puis déchirée par le totalitarisme mussolinien. Titulaire d’un doctorat en musicologie, Charlotte Ginot-Slacik est actuellement professeur au Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Lyon, et collabore régulièrement avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, l’Opéra de Lyon, la Philharmonie de Paris… Après un double cursus de doctorat en Musicologie à Saint-Étienne et à Crémone, Michela Niccolai a effectué deux post-doctorats à l’Université de Pavie et à l’Université de Montréal. Elle enseigne à l’Université Paris 4 et à Paris 3 et est membre associé au laboratoire IHRIM (Lyon2) et au LaM (ULB). Bourse d’écriture 2016 de la Fondation Francis et Mica Salabert