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Eloge des moches1 / 1
Edition · 2024-05-07 · Softcover

Eloge des moches

PLPierre-Louis Lensel
2024
year of publication
288
pages
French (France)
language
Softcover
cover
Publisher
perrin
ISBN-13
978-22-6209-631-1
EAN
9782262096311
Publication date
2024-05-07
Book
Eloge des moches · 1 edition
The publisher on this edition

Le grand, c'est le laid. S'il avait été grand et beau, Toulouse-Lautrec aurait-il poursuivi la même carrière de peintre ? Madame Palatine, si elle avait ressemblé à une princesse de contes de fées, aurait-elle regardé la Cour de son beau-frère Louis XIV avec une telle liberté ? Danton, doté d'une apparence répulsive, se serait-il ménagé la même position dans le Paris révolutionnaire ? Face à la tentation de minimiser l'importance de la disgrâce physique dans les itinéraires historiques, Pierre-Louis Lensel propose d'en étudier le rôle, à travers onze récits surprenants, du procès en annulation de mariage imposé à Jeanne de France par le roi Louis XII aux tours de force scéniques du chanteur " extraterrestre " Klaus Nomi, au début des années 1980. La laideur, trop souvent insultée paresseusement, regardée avec une pitié stérile ou effacée dans un déni hypocrite, s'inscrit heureusement dans un ensemble qui la dépasse, et de loin : l'individualité, capable dans bien des cas de transcender, voire de transfigurer, ce qui la mine et la fait douter. Avec un rare brio dans l'écriture, Pierre-Louis Lensel dresse une dizaine de portraits d'anthologie d'individus d'exception qui ont su faire un atout de leur handicap et forcer l'admiration de leurs contemporains. Une leçon d'histoire et d'espérance. Sommaire : Sainte-Beuve, la séduction du crapaud Madame Palatine, la force de rester soi-même Albert Jugon, au nom des " gueules cassées " Mickey Rooney, l'adieu au charme Jeanne de France, la mariée était trop laide Toulouse-Lautrec, la vie comme antidote Georges Danton, une tête qui en vaut la peine Charles II, le corps ensorcelé Jane Barnell, à la barbe du monde Anne de Clèves, la laide et la bête ? Klaus Nomi, l'extraterrestre Conclusion : les bagnards de Dostoïevski, disgrâces et grâce